Germaine Acogny "léonisée"

Nous apprenons avec plaisir que Le Lion d’Or de la Biennale de Venise a été décerné à la chorégraphe et danseuse Germaine Acogny au titre de « Lifetime Achievement » ce qui peut se traduire par « réussite de toute une vie » ou « pour l’ensemble de sa carrière ». Surnommée, la « mère de la danse africaine », « Une artiste d’une qualité et d’une intégrité » a déclaré Wayne McGregor, chorégraphe et directeur du département de la danse de la Biennale de Venise, ajoutant « que son engagement pour l’enseignement et la transmission de son art auprès des jeunes dans son pays comme dans le monde, a fait d’elle une force majeure dans le domaine de la danse ». Après avoir dirigé Mudra Afrique de 1977 à 1982, fondée par Maurice Béjart, elle a développé sa propre technique et est devenue une des pionnières de la danse contemporaine en Afrique. Aujourd’hui elle dirige l’Ecole des Sables à Toubab Dialaw (Sénégal) et sa compagnie Jant-Bi. (Lire notre entretien).

Le Lion d’Argent est attribué à la chorégraphe irlandaise Oona Doherty (lire notre entretien). Notamment pour son solo Hope Hunt and the Ascension into Lazarus qui aborde, entre autres, le thème du genre et de l’identité.

Lors du 15e Festival international de danse contemporaine de la Biennale de Venise qui se tiendra du 23 juillet au 1er août 2021, Germaine Acogny présentera A un endroit du début (lire notre critique), et Oona Doherty, Hard to Be Soft – A Belfast Prayer.

Le Lion d'or de la danse pour «l'ensemble de sa carrière » a déjà été attribué : Merce Cunningham (1995), Carolyn Carlson (2006), Pina Bausch (2007), Jirí Kylián (2008), William Forsythe (2010), Sylvie Guillem (2012), Steve Paxton (2014), Anne Teresa De Keersmaeker (2015), Maguy Marin (2016), Lucinda Childs (2017), Meg Stuart (2018), Alessandro Sciarroni (2019), La Ribot (2020).

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