Prix Georges Bizet du livre d’opéra et de danse

Le deuxième prix Georges Bizet du livre de danse et d’opéra a récompensé la biographie de Léo Delibes par Pauline Girard.

Jeudi 15 novembre, le hall d’accueil du théâtre des Champs-Elysées s’est transformé en librairie éphémère pour accueillir le deuxième salon du livre d’opéra et de danse. Une trentaine d’auteurs y ont dédicacé leur ouvrage, avant que ne soit décerné le prix Georges Bizet, organisé par l’association Cocktail et Culture, qui récompense un ouvrage mettant à l’honneur l’opéra ou la danse. Lors de la première édition, l’an passé, avait été récompensé le roman de Karine Henry autour de la figure de Pina Bausch, La Danse Sorcière. Cette année, le jury qui comprenait notamment le président du théâtre des Champs-Elysées Raymond Soubie, le journaliste Alain Duault et le chef d’orchestre Jérémy Rorher, a distingué une biographie consacrée au compositeur Léo Delibes et due à la plume de Pauline Girard, conservatrice en chef à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

La danse, toutefois, n’était pas totalement absente de ce palmarès puisque comme le rappelait l’auteure, qui a longtemps travaillé à la Bibliothèque de l’Opéra de Paris, Léo Delibes mort en 1891 à 54 ans entretenait de multiples connexions avec l’univers chorégraphique.

Tout d’abord il suivit, jeune élève au Conservatoire de Paris, les cours de composition d’Adolphe Adam, l’auteur de Giselle et du Corsaire. Mais surtout, Leo Delibes est célèbre pour ses musiques de ballet. Dans ce domaine, il fait ses débuts en 1866 avec La Source, dont il compose les deuxième et quatrième tableaux. Neuf ans plus tard en 1875, le ballet sera choisi pour figurer au programme de la prestigieuse soirée d’inauguration de l’Opéra Garnier - avant d’être ressuscité sur cette même scène en 2011 par Jean-Guillaume Bart. C’est aussi à la danse qu’il doit son principal succès, Coppélia, en 1870, avec lequel, le compositeur d’opérettes et d’opéras bouffe qu’il était jusqu’alors entre par la grande porte dans la musique dite sérieuse. Cette consécration sera confirmée six ans plus tard avec Sylvia, qui ambitionne de donner à la musique de ballet ses lettres de noblesse. Le reste de son œuvre, hormis l’opéra Lakmé, est aujourd’hui tombé dans l’oubli et reste à redécouvrir, ce à quoi s’est employé avec talent sa biographe.

Isabelle Calabre

Léo Delibes, itinéraire d’un musicien des Bouffes-Parisiens à l’Institut, par Pauline Girard, collection Musicologies, éditions Vrin.

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