Connaissez-vous l’ERDD ?

Depuis le lundi 23 mars, l’ERD (entraînement régulier du danse) est devenu l’ERDD (entraînement régulier du danse à distance)… Cette activité organisée à Paris par Micadanses ne pouvait plus guère avoir lieu dans la situation actuelle. Un cours de danse sur internet, d’abord réservée aux adhérents de l’association et maintenant ouvert à tous est proposé via l’application Zoom. Le cours ne dure qu’une heure, de 11h à 12h, mais il a lieu tous les jours de la semaine alors qu’auparavant il était un peu plus long, mais n’avait pas lieu le mercredi.

Les premières semaines les cours furent proposées par Christian Bourigault, puis par Carlo Locatelli et ce sont les professeurs habituels de l’ERD qui vont se succéder. Une newsletter est envoyée le vendredi pour le lundi suivant avec un texte de présentation d’Emerentienne Dubourg, habituellement chargée des relations avec les publics, pour présenter le professeur et tous les éléments permettant de connaître le programme. L’audience est loin d’être négligeable. Suivi à ses débuts par une cinquantaine de personnes, les cours sont suivis chaque jour par plus de quatre-vingt-dix danseurs, ce qui témoigne d’une réelle demande mais a conduit Micadanses à devoir privilégier la participation des professionnels auxquels cet entrainement est initialement destiné. Un succès qui conduit à poser la question de la poursuite de cette initiative après le confinement car nombre des participants de cet ERDD sont des danseurs non-parisiens et qui, dans l’année, ne pouvaient pas participer à ces programmes.

Mais cette proposition diffère des nombreux cours offerts sur internet (dont certains passionnants) surtout parce que les professeurs sont payés par micadanses qui leur commande la prestation et donc les rémunère pour cela. C’est également Micadanses qui paie l’abonnement des professeurs à la plateforme, la connexion des élèves étant gratuite. L’ERDD est donc autant une innovation économique, dans une situation où les activités des chorégraphes, professeurs et danseurs sont fortement impactées, qu’un cours de plus. Comme l’explique Christophe Martin directeur de Micadanses : « Nous recevons de l’argent public pour donner ces cours, il n’y a aucune raison pour ne pas donner ces cours et payer les enseignants».

Philippe Verrièle

Du 6 au 14 avril, Tina Nasika, tous les jours de 11h à 12h. micadanses.com

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