Hauts-de France : Le festival Kidanse se réinvente pour se maintenir

120 représentations, la plupart en milieu scolaire : Le festival « danse + jeune public » trouve une voie corona-compatible.

Les écoles – pas les écoles de danse, mais celles de la République – peuvent-elles sauver la danse ? Un festival au moins leur doit d’exister en ce moment même, après avoir été annulé en 2020. Kidanse 2021 maintient ses 17 spectacles – dont cinq créations – et les trois autres événements (2 expositions, 1 film). L’échangeur – CDCN, implanté à Château-Thierry (Hauts-de-France), a visiblement eu les antennes au bon endroit. 

Alors que le monde du spectacle espérait la réouverture des salles au printemps 2021 (ou avant), Christophe Marquis et son équipe ont conçu, pour la même période, une édition qui se déroule (presque) entièrement dans les écoles ! Et pas seulement: « L’échangeur a choisi de maintenir toutes les représentations prévues en cherchant de nouveaux lieux d’accueils comme les crèches, les écoles, les collèges ou les  lycées », annonce le CDCN. Certes, un festival en direction du jeune public a des raisons intrinsèques d’investir les établissements scolaires. Mais le changement est considérable. Le travail à investir aussi, quand il faut construire un tel réseau, car les spectacles sont diffusés dans pas moins de 30 villes à travers les 5 départements des Hauts-de-France. 

Certes, il ne s’agit pas de créations in situ car les spectacles sont conçus pour la scène, pas pour des établissements scolaires : « Certains spectacles ont dû être adaptés à ces nouveaux environnements. Les artistes chorégraphiques ont donc décidé de modifier légèrement leur création d’origine, d’accepter des conditions de jeu différentes », selon L’échangeur. D’autres représentations se tiennent sur un plateau, en salle, mais sont réservées à un public scolaire. 

Le bilan est donc que « tous ces efforts combinés permettent à Kidanse d’avoir lieu, et c’est bien là le principal ». Et pourtant, Kids ou pas, la question n’est pas seulement de savoir qui danse, mais aussi : Qui regarde ? Les parents doivent donc patienter jusqu’à l’édition 2022. Mais Kidanse 2021 pourrait bien montrer que face à la pandémie et ses conséquences, il est possible de se réinventer avec succès et de créer des événements qui pourront aussi enrichir le monde post-covid. 

Thomas Hahn

Kidanse 2021, jusqu'au 20 avril

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