Elisabetta Terabust nous a quittés

Nous apprenons avec tristesse la disparition d’Elisabetta Terabust, l’une des plus grandes étoiles italiennes décédée le 5 février 2018 à l’âge de 71 ans.

On a connu Elisabetta Terabust d’abord au côté de Rudolf Noureev, avec lequel elle dansait souvent, mais surtout chez Roland Petit dont elle fut une étoile inoubliable. Visage fin, pointe d’acier, amortis inoubliables, bras moelleux, il créera pour elle Casse-Noisette, et dansera ses plus grands rôles féminins, Esmeralda de Notre-Dame de Paris, Carmen, Coppélia, Le Loup.

Née en 1946 à Varèse, elle étudie à l’Opéra de Rome, et se perfectionne avec Markia Besobrasova et Rosella Hightower. Sensible, intelligente, avec un tempérament prononcé, Elisabetta Terabust a pour talent supplémentaire d’être à l’aise dans toutes sortes de répertoires de Tetley à John Cranko en passant par Forsythe, Balanchine ou Alvin Ailey et même Amadeo Amodio à l’Aterballetto.
Elle est nommée Prima Ballerina de l’Opéra de Rome en 1972. Très vite, elle rejoint le Royal Ballet de Londres (en 1973) et mène une carrière d’artiste invitée avec pour partenaires, outre Noureev, Erik Bruhn, Paolo Bortoluzzi et Peter Schaufuss.
Elle est directrice du Ballet et de l’Ecole de l’Opéra de Rome en 1989 à 1992, puis du ballet de la Scala de Milan de 1993 à 1997 puis de 2007 à 2009. De 1997 à 2000 elle reprend la direction de l’Ecole de l’Opéra de Rome, le Maggio Danza de Florence de 2000 à 2002 et de 2002 à 2006 le Corps de ballet du théâtre San Carlo de Naples.
Au cours de ces différentes directions, elle fera émerger des artistes comme Massimo Murru ou Roberto Bolle.

Ses dernières années elle s’était fait discrète, apparaissant publiquement lors de certaines premières ou, quand en 2013, le danseur et écrivian Emanuele Burrafato a préenté le livre  Elisabetta Terabust, le trouble de la perfection (Ed. Gremese), un titre bien trouvé pour celle qui peaufinait sa technique avec passion.

Agnès Izrine

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