Bilan de la 19ème édition de la Biennale de danse du Val-de-Marne

Directeur de la Briqueterie et de la biennale de danse du Val-de-Marne, Daniel Favier dresse un bilan positif de cette 19ème édition qui vient de se clôturer

Durant cinq semaines du 1er mars au 1er avril, la biennale, qui avait pour thème Danse exposées, s’est déroulée dans vingt-cinq lieux partenaires en Val-de-Marne, mais aussi cette année dans tous les départements d’Ile-de-France.

Avec cinquante-quatre représentations, trente et une compagnies invitées, plus un symposium au Louvre en collaboration avec Dancing Museums et des parcours au Mac Val, cette édition aura accueilli plus de onze mille cinq cent spectateurs en salles et un millier dans les espaces publics.

D’Orly à Bezons, du Perreux-sur-Marne à Morsang-sur-Orge, l’affiche de la biennale comprenait en outre quatre créations, cinq premières en France et quatre premières en Ile-de-France. « Notre philosophie ne se base pas essentiellement sur des créations. Notre  objectif est de proposer des pièces très diversifiées et de qualité afin de créer une synergie et une circulation du public entre les théâtres et les musées. Il est important de préciser que nous mettons en œuvre un partage égalitaire avec les théâtres qui participent à la biennale, c'est-à-dire qu’ils sont tous en coréalisation à raison de 50/50 avec nous pour les créations et 40/60 pour les autres pièces. » explique Daniel Favier.

En écho avec la dixième triennale de Ouagadougou un focus sur la danse africaine a permis de découvrir ou de revoir trois générations de danseurs et de chorégraphes africains soit des anciens qui côtoyaient de très jeunes artistes ainsi qu’une soirée dédiée à la transmission. « C’est la première fois qu’une même thématique est partagée dans huit théâtres, donc un nombre très importants de salles qui ont permis à un large public de s’immerger au sein de cette culture et même de danser puisque des bals étaient organisés à l’issue des représentations. »  

A tout cela, se sont ajoutés des conférences, des projections de courts-métrages, deux expositions de photos de danse et un numéro double de Repère cahier de danse et Danse au musée disponible dans toutes les librairies.

Ainsi, la biennale a intéressé environ deux cent soixante-dix programmateurs, journalistes et responsables d’institutions.

« Je remarque que pour la première fois, des artistes étant programmés tout au long de la biennale, ils ont pu se croiser et échanger. C’est exactement ce que nous cherchons à organiser au sein de la Briqueterie à longueur d’année. »

Et justement, la Briqueterie, qui vient de fêter ses quatre ans d’existence, est enfin devenue le lieu incontournable de la biennale que ce soit pour réserver des places ou avoir des informations, elle est dorénavant le point stratégique de cette édition.

« Nous sommes dans une année intermédiaire sur le plan de la sensibilisation avec l’école du Louvre, l’école Boulle, une section internationale de Paris VIII et des universités avec paris III. Ceci est très positif pour l’avenir ».

« Pour préfigurer la vingtième biennale, nous allons organiser la saison suivante un gros rassemblement autour d’Aerowaves qui est un centre de découverte de la danse dans trente-trois pays Européens et permet à de jeunes chorégraphes d'offrir une nouvelle danse à de nouveaux publics. » D’ailleurs, la prochaine édition de Spring Forward, se déroulera du 28 au 30 avril à Aarahus (Danemark)  avec la présence des vingt chorégraphes sélectionnés comme étant les plus prometteurs d’Europe.

« Grâce à toutes ses ouvertures et l’augmentation non négligeable de partenaires donc de nouvelles collaborations, l’idée que l’Ile-de-France devienne un territoire commun pour la danse et créée un mouvement repris par d’autres tout en travaillant étroitement avec des scènes conventionnés me réjouit à plus d’un titre. » termine Daniel Favier qui avoue humblement que cette 19ème édition de la Biennale de danse du Val-de-Marne ouverte sur l’Europe et l’Afrique fut un réel succès. Preuve en est que, chaque soir, les salles étaient archi combles.

Les danses exposées sont décidément bien vivantes !

Sophie Lesort

 

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