Dehors, dedans, Niort se met en mouvement, pour ne pas dire en branle. Ce, du 25 au 27 septembre 2025, à l’occasion de la 6e édition du festival Panique au Dancing. Dehors, dedans, autrement dit à huis clos et à l’air libre.
Les fondateurs de la manifestation biennale, Agnès Pelletier et l’équipe de la compagnie Volubilis – Géraldine Fradin, Gwenaël Grignon, Mia Fradin, Lola Marcadier, etc. – n’opposent pas le in et le off. Ici, on reste pro. Avec, cette année, nous est-il annoncé, une quinzaine de compagnies invitées. Trois jours, cela peut sembler peu pour tout voir. Un des paris de Volubilis est de rendre compte, en ce minimum de temps, d’un maximum de productions en matière de théâtre de rue et de danse contemporaine. Un autre, de soutenir les créateurs, les artistes, les intermittents du spectacle. Et, tant que faire se peut, de mettre en valeur l’audace, le collectif, le vivant.
Le festival est soutenu par le Moulin du Roc/Scène nationale de Niort. Sa programmation s’adresse à une large audience, à un « public de proximité ou bien de passage », qu’il soit niortais, qu’il provienne de la Région Nouvelle-Aquitaine ou de plus loin encore. Aux spécialistes et aux curieux, aux amateurs de danse et de performance de tout âge, toute origine sociale ou culturelle, de tout niveau de formation et de tout goût personnel. La liste des pièces et des propositions prouve que Panique au Dancing vise à donner une idée de l’état actuel de la chorégraphie en France. Sont pour cela présentés divers formats, des grandes et de petites formes, des travaux d’auteurs (re)connus et de pros ou semi-pros qui ne demandent qu’à l’être.

La gratuité de presque tous les spectacles favorise l’accès au plus grand nombre. On nous assure aussi que « les rares spectacles payants bénéficient d’une politique tarifaire basse ». Pour faciliter l’accès aux œuvres, Panique au Dancing multiplie les actions de sensibilisation et de médiation, notamment en direction de la jeunesse et souhaite encourager la pratique artistique et le passage à l’acte. Dans des pièces telles que CHECK, une création de Volubilis, et Tendre Carcasse d’Arthur Pérole, le jeune public est d’ailleurs convié à participer au show.
Dehors, des spectacles en déambulation ; dedans, des cabarets divertissants. Sans se détacher du réel ou être en quête de paradis artificiels, la danse est festive en soi. Par les temps qui courent, on pourrait paraphraser un célèbre slogan louant les économies d’énergie : à Niort, on n’a pas de pétrole mais on a des idées. Le fait est que toutes sortes de danses sont dans la place. Dans diverses places et plusieurs salles : place du Marché, place et rue du Donjon, Square Henri-Georges Clouzot, rue Victor Hugo, entrée du CAPC rue de Limoges, allées foraines de la Brèche, pelouse de La Brèche, esplanade Boinot, CSC au centre-ville, parvis et Grand théâtre du Moulin du Roc, dancing dudit Moulin, CAMJI (Scène de musiques actuelles, rue de l’Ancien musée), école Michelet.
En sus des œuvres créées ou reprises par la chorégraphe maison (Les Détours de Monsieur K, CHECK !, Portrait de famille & Pas de porte, Volubilis fait son cabaret), le public pourra voir ou revoir Tendre Carcasse, d’Arthur Perole (notre critique), This is la mort, de Zoé Lakhnati, Hutte, de Marc Lacourt, L’Épouse, de Rebecca Journo, Terre Plein, d’Aline Landreau, Simple, d’Ayelen Parolin (notre critique), Bleu Tenace, de Chloé Moglia, Les Baigneurs, d’Yvan Clédat et Coco Petitpierre, °Up, de Fouad Boussouf (notre critique), Ce qui nous lie, d’Astrid Mayer & Raphaël Billet, I-3 être habitant, d’Hamid Ben Mahi (notre critique), Okabe, du collectif Maison courbue, Pour sortir au jour, d’Olivier Dubois (notre critique).
Nous voyons que l’offre chorégraphique proposée aux spectateurs deux-sévriens, en trois jours à peine, a de quoi créer la panique au dancing. Mais qu’on se rassure : pas de panique à Niort…
Nicolas Villodre
Panique au Dancing, du 25 au 27 septembre 2025 à Niort
www.paniqueaudancing.fr