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Christian Rizzo

On découvre Christian Rizzo avec Objet dansant à définir N°  une sorte d’apparition hallucinatoire et contemplative qui réunit deux robes qui virevoltent seules, laissant s’infiltrer entre elles deux un fantôme, peut-être. La beauté inédite de cette pièce tient à la fragiité et la simplicité du dispositif.

Né en 1965 à Cannes, Christian Rizzo ne ressemble qu’à lui-même. Avant la danse, il monte un groupe de rock et une marque de vêtements à Toulouse, suit une formation d‘Arts plastiques à la Villa d’Arson à Nice et exerce plusieurs professions à Paris pendant cinq ans. Artiste polyvalent par essence, l’art est pour cet amoureux conjugué de Claude François et Gilles Deleuze, transdisciplinaire. Forcément, ces œuvres portent la marque de son histoire, la création s’épanchant dans la vie et vice-versa, comme le rêve dans le monde réel. De par sa formation plutôt hétérogène, sa créativité s’exprime aussi bien par la couture que par la danse ou la réalisation sonore. A travers ses pièces, surgissent des mythologies très actuelles.

Ses spectacles font partie, de ces inclassables qui tout en se situant aux frontières de la danse en disent plus sur son essence que nombre de représentations strictement chorégraphiques. L’espace spécifique, créé par Christian Rizzo, contribue à l’immersion du public dans une ambiance propice à la création d’un univers onirique. La représentation s’impose souvent dans des lieux atypiques : hall d’exposition, studio, théâtre réaménagé. C’est presque “ la marque de fabrique ” de ces “ propositions.

Ces spectacles dévoilent d’intrigants mystères et nous invitent à une profonde méditation sur la danse et sa matière, le corps.

 

Il s’agit souvent de représentations du corps enchâssées dans notre bazar d’idoles actuelles : images de mode et érotique de la “ tenue ”, dévoilant un corps fabuleux où se niche notre imaginaire de la beauté. Sorte de zapping sur des clichés de nos idéaux esthétiques, la mise en scène soigneusement préparée traque leurs misères et leurs splendeurs dans une mise en scène somptueuse et intelligente. Pub, magazines, haute couture ou délire gestuel inédit… comme dans bodymakers, falbalas, bazaar, etc, etc... ? (2001)

En 2002, avant un mois je serai revenu et nous irons ensemble en matinée, tu sais, voir la comédie où je t’ai promis de te conduire donne un coup de vieux à la chorégraphie telle qu’on l’avait conçue jusque-là, avec ses guitares électriques qui dilatent l’espace, et sa scène transformée en sorte de chambre avec vue sur l’inconscient où s’animent des êtres mythologiques, des demi-dieux à tête de cheval ou d’oiseau, des corps sans tête, des Janus bizarres, des travestis à la fois drôles et inquiétants. La chorégraphie est une sorte de métamorphose à vue, un genre de kaléidoscope féérique qui installe subrepticement un monde grandiose.

En 2003, il est en résidence d’artiste à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Toulouse et expose à l’Espace des Arts de Colomiers, ainsi qu’à la Chapelle St Jacques, Centre d’Art de Saint Gaudens. Il commence une collaboration avec Bruno Chevillon : .../… (b) rencontre improvisée.

Il conçoit également une sculpture au Dancing, proposition de David Rosenberg (mai 2003) à la galerie Michel Rein-Paris. Le 13 novembre 2003, il présente “numéro 13“, une performance à la Fondation Cartier dans le cadre des soirées nomades « odorama », sur le thème des parfums.

En 2004, Christian Rizzo présente “ autant vouloir le bleu du ciel et m’en aller sur un âne .“ en collaboration avec Caty Olive et Gerome Nox, ses complices depuis la création de sa compagnie L’Association Fragile.

Il réalise ensuite Le Cas du sac, une exposition au Musée de la Mode et du Textile conçue et réalisée avec la Maison Hermès, l’exposition Le Cas du Sac a fait un tour d’horizon inédit autour de cet objet : plus de 400 sacs ont été rassemblés pour retracer son histoire à travers les siècles et les continents. Pas de cheminement chronologique pour cette anthologie mais un classement selon les genres et les fonctions domestiques, professionnelles et voyageuses du sac. Toute la scénographie a été confiée à Christian Rizzo qui s’est une nouvelle fois entouré de Caty Olive et Gérôme Nox. Il fait également sa première apparition au festival d’Avignon avec sa création soit le puits était profond, soit ils tombaient très lentement, car ils eurent le temps de regarder tout autour.

En 2007, sa création b.c, janvier 1545, fontainebleau est très remarquée lors du festival Montpellier Danse. Parallèlement il monte une exposition fêtant les 20 ans du prêt à porter Christian Lacroix – mise en scène par David Dubois et Christian Rizzo -Villa Noailles / 22ème festival international de mode et de photographie. Il crée Mon Amour pour l'Opéra de Lille.

En 2009, il conçoit l’exposition « Le sort probable de l’homme qui avait avalé le fantôme», à la Conciergerie à Paris avec l’idée d’offrir un contrepoint à l’ensemble des propositions regroupées au cœur du Centre Pompidou dans le cadre du nouveau festival : le corps en représentation au Centre Pompidou, le corps représenté à la Conciergerie.
De la sculpture au vêtement, de la performance à la chorégraphie, le projet s’est organisé sur une vaste scène conçue pour la circonstance par Christian Rizzo. L'espace de la salle des Gens d’armes à la Conciergerie lui a offert la possibilité d'une approche inédite, à partir d'un choix d'œuvres venues de tous horizons, qui a été élaboré en collaboration avec Bernard Blistène, directeur artistique du nouveau festival et Jean-Marie Gallais.

En 2010 il propose as me as a dog as...- Une série de photos présentée dans le cadre de la Yokohama France Vidéo Collection 2010 à la Red Brick Warehouse, commissariat Stephen Sarrazin.   Il monte Erwartung, Pierrot Lunaire, La Voix Humaine - une  mise en scène de trois opéras pour le Théâtre du Capitole de Toulouse. Et revient sur ses voyages avec  tourcoing - taipei - tokyo - installation en 2011.

Son écriture chorégraphique et ses compositions visuelles ont su imposer l’individualité d’un style au delà du cénacle de la danse contemporaine. Familier du rock et des musiques électroniques, Christian Rizzo a découvert de nouveaux horizons avec la mise en scène d’opéra. Il aborde le continent wagnérien au Théâtre du Capitole de Toulouse et monte Tannhäuser en juin 2012 mais anime en parallèle des ateliers avec l’Oiseau- Mouche, De quoi tenir jusqu’à l’ombre une compagnie installée à Roubaix qui réunit des comédiens en situation de handicap mental qui donnera lieu à une création. Il crée également un solo sakınan göze çöp batar avec et pour le danseur Kerem Gelebek un solo d’une beauté rare et précieuse qui va à l’essentiel.

Son écriture chorégraphique et ses compositions visuelles ont su imposer l’individualité d’un style au delà du cénacle de la danse contemporaine. Familier du rock et des musiques électroniques, Christian Rizzo a découvert de nouveaux horizons avec la mise en scène d’opéra. Il aborde le continent wagnérien au Théâtre du Capitole de Toulouse et monte Tannhäuser en juin 2012 mais anime en parallèle des ateliers avec l’Oiseau- Mouche, De quoi tenir jusqu’à l’ombre une compagnie installée à Roubaix qui réunit des comédiens en situation de handicap mental qui donnera lieu à une création. Il crée également un solo sakınan göze çöp batar avec et pour le danseur Kerem Gelebek un solo d’une beauté rare et précieuse qui va à l’essentiel.

Sa dernière création, D’après une histoire vraie, donnée lors du festival d’Avignon 2013 fait le buzz de cette soixante septième édition et tourne encore dans tout l’Hexagone.http://dansercanalhistorique.com/2013/07/19/rizzo-fait-le-buzz-en-avignon/

Il est nommé directeur du Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc Roussillon le 28 octobre 2014.

Agnès Izrine

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