Week-End Ouverture au CN D

Et si la danse ne valait que si elle est partagée par tous ? Ce week end, les fous de danse se retrouvent au CN D !

Il y a un quart de siècle, la SNCF cita Aristote en prenant à son compte son fameux « Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous ». C’est qu’elle était pressée de vanter les bienfaits du TGV, outil devenu le fétiche principal des Français, mais aujourd’hui aussi cher que populaire. Si bien que la SNCF veut aujourd’hui - ou voulait ? - en supprimer le nom. Comme si elle ne savait plus sur quel pied danser... En vingt-cinq ans, le TGV a pourtant appris à relier toujours plus de Centres Chorégraphiques Nationaux en toujours moins de temps. Dernièrement : Nancy, Rennes, Biarritz, La Rochelle... Depuis Paris, on ne s’en plaindra pas, considérant cela comme un progrès.

Et si la danse aussi ne valait que si elle est partagée par tous ? On arriverait alors aux temps où elle l’était réellement, investissant les places et dans les guinguettes, et en même temps à un événement actuel comme Danses partagées au CN D. C’est là que toutes les danses, aussi populaires ou élitaires qu’elles soient, s’offrent à celles et ceux qui désirent réserver leurs places.

Le tarif est imbattable (5 € seulement avec la carte CN D, sinon 10 € ou 15 €) quand on considère qu’il permet de faire escale au répertoire Cunningham, aux danses bretonnes, au voguing ou au coupé-décalé, au tango ou au dancehall, à moins qu’on n’opte pour le Soul Train.

Il faut juste veiller à ne pas rater la correspondance : Dimanche 1er octobre, le voyage continue au Centquatre-Paris avec Fous de Danse proposé par Boris Charmatz, chorégraphe (avec Dimitri Chamblas) du grand classique d’A bras-le-corps, ici relooké dans l’interprétation de Stéphane Bullion et Karl Paquette, tous les deux danseurs étoile à l’Opéra de Paris.

Tous les autres spectacles et événements sont en entrée libre, parfois sur réservation. Pas toujours ouverts aux -18ans, car Mistermissmissmister d’Ana Borralho & Joao Galante fait corps avec nos désirs. Mais tous les autres le sont, du flamenco d’Olga Pericet aux Américains Gerard & Kelly, duo basé à Los Angeles qui fait incarner par quatre danseurs la description audio de scènes de baiser présentes dans les tableaux de grands maîtres.

Pour partager tout ça, on dansera ensemble sous la devise Kill the DJ, nom d’un label « ouvert, transgenre et pointu », en résidence au CN D. Fin du délire prévu pour 4h du matin, quand les premiers voyageurs de TGV se réveillent pour se rendre à la gare.

Thomas Hahn

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