Prix de Lausanne : Les Lauréats

La quarante-sixième édition du Prix de Lausanne, dont Harlequin Floors est partenaire, s’est achevée dimanche 4 février après le traditionnel Networking Forum, classe d’audition finale permettant aux non lauréats de répondre aux nombreuses propositions de stages ou bourses des compagnies et écoles partenaires.

Une nouvelle fois, pour les soixante-quatorze candidats présents du 29 janvier au 4 février 2018 au Théâtre Beaulieu, cette semaine intense de cours, trainings et représentation aura été l’occasion de contacts multiples, dont tous ont souligné la richesse et l’importance. Le Prix fondé en 1973 par Philippe Brausnschweig, son épouse Elvire et la danseuse et chorégraphe Rosella Hightower remplit chaque année sa mission initiale qui est, en distinguant l’excellence, de favoriser la formation et l’insertion professionnelle de jeunes danseurs talentueux.

Les innovations 2018

 Au chapitre des nouveautés et des réussites de cette édition 2018, il y avait le Projet Chorégraphique, porté par Goyo Montero dont la création Pulse, réalisée in situ durant huit jours par cinquante élèves des écoles partenaires du Prix, a reçu un accueil enthousiaste samedi 3 février lors de l’Intermède de la finale. Ce projet est l’un de ceux initiés par la directrice Shelly Power, qui a quitté ses fonctions à la fin de cette semaine de Prix pour rejoindre la direction du Pennsylvania Ballet à Philadelphie. La transition sera assurée par Kathryn Bradney, ancienne danseuse du Béjart Ballet Lausanne et membre du jury des présélections. Le Conseil de la Fondation en faveur de l’Art Chorégraphique présidé par Stéphane Lagonico, qui organise le Prix de Lausanne, l’a nommée directrice artistique associée.

Galerie photo © Grégory Batardon

Il y avait aussi l’arrivée de trois nouvelles écoles partenaires dont celle - prestigieuse - de l’Ecole de danse de l’Opéra national de Paris dirigée par Elisabeth Platel, ainsi que le Life Time Achievement Award’décerné à Jean-Christophe Maillot, Prix de Lausanne 1977, chorégraphe et directeur des Ballets de Monte-Carlo, après celui reçu l’an passé par John Neumeier.

L’efficacité pédagogique et artistique du dispositif unissant cours et prestations sur scène, qui fait la particularité de Lausanne dans la galaxie des concours internationaux, a une nouvelle fois fait ses preuves en permettant à certains jeunes élèves de s’épanouir peu à peu au fil de la semaine, affirmant et mûrissant leurs qualités grâce aux conseils avisés des enseignants internationaux mis à leur disposition. Le jury présidé par Ted Brandsen, directeur du Het National Ballet, a également souligné la hausse générale du niveau des étudiants qui, dans leur ensemble, sont capables au plan technique de prestations jadis réservées à une minorité. De l’avis de tous, même si les personnalités exceptionnelles ont toujours existé, la proportion de bons danseurs est globalement en augmentation.

Révéler les jeunes talents

Sur ce plan, l’édition 2018 aura permis de découvrir quelques jeunes interprètes vraiment remarquables, parmi lesquels on distinguera nos ‘chouchous’ de l’année. A commencer par le vainqueur du premier Prix, le Canadien Shale Wagman, également lauréat du Prix de la Fondation Noureev. Tout au long de ses classes, et dès ses premières secondes sur le plateau le jour de la finale, il a su imposer une présence et une sûreté de gestes impressionnantes, alliées à une danse à la fois stylée et énergique. Elève de Luca Masala à l’Académie Princesse Grâce de Monaco - désormais intégrée au sein de la même structure que les Ballets de Monte-Carlo -, il voit s’ouvrir devant lui les portes d’une grande carrière.

Citons aussi la jeune Brésilienne Caroline Galvao, récompensée par ailleurs par le Prix du Public, à qui la bourse de scholarship de la Fondation des Amis du Prix de Lausanne donnera les moyens d’épanouir ses indéniables qualités d’expressivité et de finesse dans l’école de son choix.

Quant au candidat qui a reçu la Bourse Harlequin Floors, le jeune Sud-Coréen Lee Junsu, seize ans, il a aussi remporté le prix d’interprétation contemporaine pour sa prestation très musicale dans « Furia Corporis » de Mauro Bigonzetti.
 

Les lauréats 2018

Shale Wagman (n° 407), 17,9 ans, Canada

Hanna Park (n° 112), 15,5 ans, Corée du Sud / Bourse jeune Espoir

Guo Wenjin (n° 134), 16,8 ans, Chine

Lee Junsu (n° 207), 16,1 ans, Corée du Sud

Zhao Xinyue (n° 309), 17,11 ans, Chine

Miguel Angel David Aranda Maidana (n° 412), 18,6 ans, Paraguay

 Carolyne Galvao (n° 303), 17,5 ans, Brésil

Aviva Gelfer-Mündl (n° 135), 16,10 ans, Etats-Unis

Prix d’interprétation Contemporaine : Lee Junsu

Prix du Public : Carolyne Galvao

Prix de la Fondation Rudolf Noureev : Shale Wagman

Prix du meilleur candidat suisse : Lukas Bareman (n° 416), 18,1 ans, Belgique.

Isabelle Calabre pour le Blog Harlequin Floors

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