Les nouveaux projets danse de L’Onde 

Danser Canal Historique : L’Onde de Vélizy-Villacoublay est en attente d’un conventionnement danse par la DRAC pour intensifier son accompagnement de la création chorégraphique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ludovic Moreau : L’Onde a développé son offre en danse tout au long des années passées, en passant du simple, à savoir quatre ou cinq spectacle par an, au triple. Nous avons la chance de disposer de deux salles et proposons même de petites séries. Nous sommes aujourd’hui en préfiguration de conventionnement, ce qui devient désormais le label « d’intérêt national ». L’Onde est candidate à un conventionnement à deux entrées, à savoir la danse et les arts plastiques.

DCH : Votre engagement double en faveur de la danse et des arts plastiques signifie-t-il que vous êtes particulièrement attentifs à des spectacles où se croisent les deux disciplines ?

Ludovic Moreau : Tout à fait. La porosité entre les genres artistiques nous intéresse beaucoup et nous avons déposé un projet en ce sens auprès de la DRAC. Par exemple, nous soutenons Gaëlle Bourges qui travaille entre la danse et l’histoire de l’art. Et nous présentons en ce moment la peintre Karina Bisch qui s’inspire beaucoup du travail des peintres et des chorégraphes des années 1930 et crée elle-même des spectacles qu’on retrouve ensuite dans sa peinture.

DCH : Côté danse vous proposez essentiellement le festival Immersion à l’automne, et une série de programmations danse à partir de février.

Ludovic Moreau : Cela inclut par exemple un temps fort autour du hip hop, avec Jann Gallois, Anne Nguyen, Amala Dianor et Scandale de Pierre Rigal, une pièce trop peu diffusée malgré ses énormes qualités, notamment dans la réécriture du mouvement dans cette danse. Mais n’oublions pas que nous accueillons en janvier  In Spite of Wishing and Wanting de Wim Vandekeybus.

DCH : D’où vient le public de l’Onde ?

Ludovic Moreau : Majoritairement de la ville elle-même et du bassin de population qui inclut les communes voisines de Versailles, Jouy-en-Josas, Meudon, Clamart et autres. Les Parisiens viennent pour des vernissages et pour des créations ou reprises intéressantes en danse. Vélizy s’est bien développé au niveau des transports en commun. Quand une proposition intéresse les Parisiens, comme l’année dernière la reprise de Rain d’Anne Teresa de Keersmaeker, ils s’organisent et ils viennent.

DCH : Comment font les Parisiens pour venir à L’Onde?

Ludovic Moreau : Depuis trois ans, en plus des trains qui partent des gares Montparnasse et Saint-Lazare, Vélizy est relié au métro parisien par le tram qui part de la Porte de Châtillon et qui dispose d’un arrêt au pied du théâtre. Et nous comptons sur la construction du téléphérique qui reliera Vélizy à la Porte de Saint-Cloud à partir de 2021, en un quart d’heure. L’idée peut faire sourire, mais il y a de plus en plus de métropoles qui s’équipent d’un téléphérique. Vélizy est une petite ville en termes d’habitants, mais le deuxième pôle en terme d’implantation d’entreprises, après La Défense.

DCH : Quels sont vos projets pour développer la danse à L’Onde à partir de la saison 2018/19 ?

Ludovic Moreau : Nous sommes aujourd’hui un lieu de diffusion et faisons des préachats de spectacles. A l’avenir, nous voulons développer la présence d’artistes en résidence et le travail d’artistes sur le territoire. Notre école du spectateur et toute l’éducation artistique autour de la danse est encore à développer, même si nous proposons déjà sur la quasi-totalité des spectacles ce que nous appelons les Ateliers du regard, ouverts à tous et animés par la danseuse et chorégraphe Delphine Bachacou où elle lie l’univers d’un artiste du jour à l’histoire de la danse.

Propos recueillis par Thomas Hahn

Théâtre de L'Onde

 

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