Huitième édition du festival Tours d’horizons

La danse dans tous ses états du 4 au 15 juin !

A l’initiative de Thomas Lebrun, directeur du CCN de Tours, Tours d’Horizons est un véritable espace d’observation de l’étendue et de la richesse de l’art chorégraphique d’aujourd’hui. Le festival se déroulera du 4 au 15 juin sur de nombreuses scènes de la ville de Tours et du territoire avec une programmation qui comptera vingt-deux rendez-vous, seize artistes et quatre créations.

« Interroger nos souvenirs. Convoquer nos mémoires. Questionner nos racines. Transmettre nos émotions. Créer, réinventer, s’inspirer, re-susciter...Pour cette édition 2019 du festival, nombre d’artistes se penchent sur le passé pour s’investir dans leurs démarches artistiques, et aller de l’avant ! » explique Thomas Lebrun.

Pour fêter les 30 ans du CCNT, les trois derniers directeurs, Daniel Larrieu, Bernardo Montet et Thomas Lebrun, présenteront chacun des créations. Daniel Larrieu, réinventera le passé à travers une recréation de deux pièces fondatrices de son travail, Chiquenaudes et Romance en stuc. Il jouera également de ses souvenirs chorégraphiques avec PLAY612 !

Avec Mon âme pour un baiser, Bernardo Montet mettra en mouvement un huis clos pour trois jeunes interprètes féminines. Éclairant et affirmant leurs univers personnels, chacune donnera à voir dans une danse puissante, physique et engagée, un monde qu’elles construisent ensemble.

Quant à Ils n’ont rien vu de Thomas Lebrun, il annonce une pièce librement inspirée de Hiroshima mon amour de Marguerite Duras et Alain Resnais. « Ce projet chorégraphique est un regard sur notre monde où la rencontre des cultures et des pensées est noyée sous les vagues vertigineuses d’intérêts ou de combats aveuglés. S’appuyant en partie sur le film et le livre et sur son histoire tragique connue de tous, cette réalisation place la mémoire et le souvenir au cœur de la création par un certain rythme de l’effacement et de la transformation », confie le chorégraphe.

Sera aussi fêté le centenaire de la naissance de Merce Cunningham avec deux anciens danseurs de la prestigieuse Merce Cunningham Dance Company, Cheryl Therrien et Ashley Chen avec Ritual, une performance autour de la gestuelle de Merce Cunningham. « Nous nous inspirerons de sa manière spécifique de bouger, une danse intuitive et généreuse, qui semblait parfois désorganisée, rappelant la diversité trouvée dans la nature ».

Avec Dancewalk, Forward Cunningham, le danseur et chorégraphe suisse Foofwa d’Imobilité  explorera à travers une performance inédite le travail de Merce Cunningham en tant que matière pédagogique, théorique, historique et métaphorique.

Alors que Sophiatou Kossoko se réappropriera un processus performatif de Latifa Laâbissi pour son Continuum, Emmanuel Eggermont interrogera le passé, le présent et la présence de ce qui est en devenir, dans Vorspiel opus 3 avec une danseuse, une plasticienne et un musicien.

Retour au Japon avec UTT, solo de la grande dame du butô, Carlotta Ikeda et de Ko Murobushi, transmis à la danseuse Mai Ishiwata.

Souvent présentée comme une artiste décalée et dont le travail est traversé par l’humour et un sens de la dérision certain, Andrea Sitter présentera la création de son solo Juste au corps, Salomé, inspiré par Valeska Gert, Hannah Arendt et la légendaire Salomé.

Johanna Lévy, quant à elle, réunira ses Convives pour la création d’un dîner chorégraphique « festenien »  au beau milieu d’une église à Amboise. « Ce qui nourrit le questionnement de mon travail est la transformation d’une situation simple, ordinaire vers une tension qui s’empare des personnages pour mettre en jeu la question du vivre ensemble, de la communauté ».

Tao Ye, fondateur de l’une des compagnies phares de la danse contemporaine chinoise, Tao Dance Theater, jouera 4 + 5, un diptyque étonnant, tant sur le plan de la précision de l’écriture que de la virtuosité technique dont font preuve les interprètes.

Du lever du jour jusqu’en fin d’après-midi, le public pourra découvrir le temps d’une journée Origami d’Yvann Alexandre, performance présentée dans le magnifique château d’Azay-le-Rideau, invité  par le centre des monuments nationaux dans le cadre de l’opération Monuments en mouvement.

Un moment de rencontre et de partage avec une soirée dédiée aux pratiques amateurs à travers trois projets chorégraphiques du CCN afin de prouver à quel point la danse plonge les participants dans une irrépressible énergie collective.

Enfin, soirée festive de clôture du festival Tours d’Horizons avec Unisson, une pièce pour sept interprètes d’Ashley Chen, suivie d’un dancefloor animé par DJ Moulinex et quelques artistes invités.

Sophie Lesort

Festival Tours d’Horizons

Ils n’ont rien vu, chorégraphie de Thomas Lebrun - 17 janvier 2020 Les Quinconces-l’Espal, scène nationale, Le Mans ; 21 janvier 2020 Le Quai, CNDC d’Angers ; 5, 6, 7, 8, 10 et 11 mars 2020 Chaillot, Théâtre national de la Danse, Paris ; 17 mars 2020 L’Onde, Théâtre centre d’Art, Vélizy-Villacoublay ; 24 mars 2020 Scène nationale d'Orléans ; 26 mars 2020 L’Hectare, Vendôme en coréalisation avec La Halle aux grains, scène nationale de Blois ; 5 mai 2020 Le Merlan, scène nationale de Marseille ; 7 mai 2020 - La Passerelle, scène nationale de Gap et des Alpes du sud

Mon âme pour un baiser, chorégraphie de Bernardo Montet : les 4 et 5 octobre au Quartz Brest ; 13 et 14 janvier, Faits d’Hiver (Micadanses)

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