Dix ans de danse à Tremblay, ça se fête

Le samedi 24 mars, le Théâtre Louis Aragon propose une journée de fête avec les vingt-cinq chorégraphes accueillis en résidence en dix ans.

Oui, « C’est possible ! ». Le pari est gagné, on compte aujourd‘hui dix ans de résidences chorégraphiques au Théâtre Louis Aragon à Tremblay en France.  Emmanuelle Jouan a lancé ce programme en 2008 pour donner une place forte à la danse, dans son théâtre et dans la ville. Depuis, elle a accueilli en résidence vingt-cinq compagnies et coproduit trente-quatre spectacles. Le samedi 24 mars, sera le moment de fêter dignement cet engagement, sous la devise « Yes We Dance ! » En français : « C’est possible ! »

Le 24 mars sera donc, au Théâtre Louis Aragon, une grande journée pour la danse, avec un repas partagé, un DJ set festif, un débat, un film et la présence de nombreux chorégraphes, prêts à discuter avec tout le monde, sans se prendre au sérieux, comme le prouve le teaser de cette journée de fête :

Ce sera donc l’occasion de voir réunis et performer : Nathalie Béasse Christian & François Ben Aïm, Hamid Ban Mahi, Seydou Boro, Aline Corréa,  Amala Dianor, Herman Diephuis, Sylvère Lamotte, Sandrine Lascourant, Philippe Ménard, Bernardo Montet, Anne Nguyen, Satchie Noro, Ambra Senatore et Alban Richard, sans que cette liste soit forcément exhaustive.

Amala Dianor explique comment il a vécu sa période d’accueil au Théâtre Louis Aragon.

Sur l’importance d’une telle résidence :  « J’ai été accueilli en résidence sur deux ans, à partir de 2014, dans l’idée d’être en résidence sur un territoire. Pour moi en tant que jeune chorégraphe c’était une grande chance parce que j’ai enfin pu me concentrer sur ma recherche artistique au lieu de passer mon temps à chercher des coproducteurs. »

Sur le fonctionnement : « Il y a toujours trois artistes en résidence, avec des esthétiques très différentes. En plus, les chorégraphes peuvent choisir s’ils veulent y travailler pendant un, deux ou trois ans. Ma période au Théâtre Louis Aragon a chevauché les résidences d’Herman Diephuis, Mickaël Phelippeau et Michèle Noiret. »

Sur l’accueil : «  J’ai été frappé par la qualité de l’écoute d’Emmanuelle Jouan face aux artistes, par sa disponibilité et son accompagnement. Les deux années à Tremblay ont été une époque charnière où j’ai vraiment compris ce qu’est le métier de chorégraphe. Et j’ai pu montrer mon travail dans le cadre du dispositif La Belle Seine Saint-Denis. Tout ça a été un réel tremplin. »

Sur le lien avec la ville : « Par nos actons dans la ville, nous avons tissé des liens qui vont faire de la fête des dix ans un moment extraordinaire. Certaines personnes de Tremblay me suivent même aujourd’hui pour voir mes spectacles. »

Pour le Parisiens, une navette partira à 16h30, place de la Nation et effectuera plusieurs retours dans la soirée, à 00h, 1h30 et 3h. Une vraie fête, donc. Et si le théâtre vous offre le dîner, vous êtes priés d’apporter le dessert.

Thomas Hahn

« C’est possible ! » Tremblay en France

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